Calmer mes crises

Posté dans Régimes alimentaires, par Viani, le 16/12/2009 à 16h24


Salut !

je suis ce que l'on appelle une boulimique...
Tout va bien dans ma vie, je suis une fille comme les autres, mais à la moindre petite contrariété je fais une crise, pendant laquelle j'engloutis des volumes assez impressionnants de nourriture, en faisant des mélanges assez spéciaux et assez écœurants quand j'y repense après coup...

Seulement voilà je n'arrive pas à me contrôler sur le coup, j'ai qu'une seule chose en tête : manger manger et... vomir...
Pour les personnes dans mon cas, quel est votre remède ? Comment arrivez-vous à vous contrôler ?

J'avoue que je n'ose pas vraiment en parler à mon entourage, donc je compte sur vous pour m'aider...
Merci beaucoup

Mange

Les réponses à ce sujet

Par Jynweythek Ylow, le 16/12/2009 à 18h20
J'suis un peu dans ton cas. Enfin je fais des crises d'hyperphagie, c'est à dire que j'ne vomis pas après.

Je crois que tout se joue psychologiquement et sur le long terme. Tu pourras jamais stopper une crise comme ça. Ce sont des pulsions, rien ne peut les empêcher, même la volonté. C'est incontrôlable.

On m'a toujours dit que ce sont les conséquences d'un trouble. Par exemple tu ne manges pas correctement, tu es angoissée, des trucs comme ça. Pour ma part, dès que j'ai commencé à prendre des repas normaux, les crises ont cessé. Je mangeais énormément, je n'avais donc rien à combler, d'où l'absence de crises. Le soucis c'est que j'ai progressivement angoissé, j'me détestais, j'me sentais honteuse à manger autant à chaque repas, et donc j'suis retombée dans le cercle vicieux. J'ai cessé de manger à midi, diminué les autres repas. C'est atroce, à croire qu'on ne s'en sortira jamais.

A mon avis, si tu veux y arriver, accroche-toi bien. Essaie d'te sentir bien dans ta peau, mange normalement étou. Parles-en à des amis peut-être ?
Bon courage en tout cas. ;)
Par jessiK, le 16/12/2009 à 18h30
Il n'existe pas de coupe faim pour limiter tout ça quand tu sens une crise qui arrive?
Par Jynweythek Ylow, le 16/12/2009 à 18h35
Ça m'étonnerais que ça existe ce genre de choses.
Ça pourrait être dangereux si c'était le cas. Imagine, elle sent la crise arriver, et elle se tape tout les cachets.. Enfin je dérive un peu, mais faut rien négliger ! Sourire
Par CaRaMbAr Modérateur, le 16/12/2009 à 19h03
Comme Jynweythek Ylow, je fais également des crises d'hyperphagie, mais j'ai quelque fois eu le besoin de me faire vomir après des crises, par dégout après m'être regardée dans un miroir.

Je sais et je suis certaine que mes crises sont dues à la solitude. J'ai eu des moments difficiles cette année notamment avec mes parents et c'est quand j'étais seule que je vidais le frigo, les placards..

J'ai pas vraiment de remèdes, à part que puisque je sais d'où ça vient, j'ai plus de facilités à faire les choses en fonction de cette solitude, je me démerde toujours pour ne pas rester seule, mais des fois j'ai pas le choix et je craque..

Sais tu d'où vient cette boulimie et ces crises ?
__________
CaRaMbAr.
Par elsa, le 18/12/2009 à 16h39
le TCA comme la boulimie est un trouble de l'identité qui est multifactoriel
il prend racine dans
la génétique : faible sécrétion de sérotonine, de dopamine
l'épigénétique : traumatisme psychologique physique de la mère durant la grossesse, surtout lors du dernier trimestre de la grossesse
l'éducation durant la petite enfance, surtout durant les deux premières années

la personne souffrant de boulimie est comme un bébé qui n'a pas la possibilité de comprendre et d'exprimer ses émotions, nous voyons le monde et le percevons comme un bébé, comme si nous n'étions pas faite pour cette vie, la peur des autres, le problème relationnel avec les autres, l'angoisse de ne pas être aimée vraiment et chercher désespérement à être aimer, et en cela être toujours dans le "faire plaisir à l'autre" à ses parents par exemple
tout cela touche à l'inconscient, seul un bon thérapeute peut nous aider, uniquement si nous le voulons bien, et si l'alchimie avec lui se fait bien

a l'adolescence apparait la dépendance à la nourriture : la boulimie, mais c'est uniquement un symptôme du trouble de l'identité, qui existe bien avant l'adolescence,

on peut ne plus avoir de boulimie et rester boulimique !!!
la boulimie n'est pas le vrai problème

le chemin du savoir est long, la guérison est au bout, je l'espère
Par elsa, le 20/12/2009 à 13h19
chère Viani,

je reviens sur ton message pour répondre plus clairement à ta question

mon remède pour les accès boulimiques
- ne pas les contrôler quand un accès arrive, car s'il doit arriver, il doit arriver, rien ne le retiendra, il a besoin de s'exprimer,
- en parler +++ à un thérapeute compétent (psychothérapeute, comportementaliste) avec la réelle envie de progresser
- quand il n'y a pas d'accès boulimique manger normalement : fruits, légumes, viandes, poisson, oeufs ...: trois repas par jour à table, seule si je suis seule ou avec les autres, pas dans la rue en marchant

la boulimie n'est que le symptôme, il faut s'attaquer au fond du problème
Par Paulinethesky, le 04/04/2010 à 11h20
Quand ça m'arrive, j'essaie de réfléchir sur ce que je ressens justement (même si c'est difficile). Est-ce que je ressens ce besoin parce que j'ai faim ou est-ce pour compenser un sentiment négatif (frustration, ennui, énervement, contrariété, deception, etc)? Dans le deuxième cas, est-ce qu'il n'y aurait pas autre chose à faire qui pourrait me faire plaisir (aller voir un film, lire un bouquin, etc)? Ce qui me détend aussi dans ces moments-là c'est de faire des trucs de fille même si ça peut sembler con (gommage, masque, etc). Bien sûr, ça ne marche pas à tous les coups, parfois le besoin de crise est plus fort et quand il m'arrive de craquer j'essaie au maximum de relativiser, de dédramatiser, de passer à autre chose, car la culpabilité entretient les crises. En théorie, ça a l'air simple, en pratique, ça l'est moins mais ça le devient petit à petit à force de persévérer. Mais il faut garder en tête que faire une crise n'est pas dramatique en soi, car elle reste pour moi un symptôme de la maladie. Si elle doit arriver, elle arrivera et surtout ne jamais se promettre que ce sera la dernière car evidemment ce ne sera pas la dernière. Il y en aura d'autres. Se le promettre et craquer par la suite est encore plus douloureux et culpabilisant que de craquer.

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