J'aurais aimé savoir si certains d'entre vous s'étaient déjà fait hospitalisé pour cause d'anorexie?
Non pas que je souhaites me faire hospitaliser, bien que j'y penses..... Mais en regardant la vidéo de la page d'accueil on a l'impression que la méthode est "efficace", mais qu'en est-il de la réalité?

Par
jessiK, le 15/12/2009 à 16h28
Je suis tombé sur ton message par hasard, me sentant moi même concernée, car j'ai été hospitalisée suite à une grosse dépression à force de m'enfoncer dans mon anorexie.
Pour répondre à ta question à savoir comment se passe réellement une hospitalisation, et bien tout dépend du centre et du type d'hospitalisation...
Durant mon internement je me suis faite une amie qui avait le même soucis que moi, et qui en était à sa 3ème cure (tous effectués dans un centre différent) et aucun n'était pareil !
Par exemple un centre peut bloquer l'accès aux toilettes en dehors de certaines horaires (comme sur la vidéo. Ce n'était pas mon cas), d'autres les laisseront libres en accordant plus de confiance à chacun.
Pour ma part je n'ai jamais été forcé à rien, tout était basé sur l'envie de s'en sortir et la confiance patient / nutritionniste.
Pour en savoir plus, n'hésite pas à te rendre dans un établissement qui fait ce genre de cure près de chez toi pour te renseigner, je penses qu'ils se feront un plaisir de te guider et te conseiller.
Bon courage miss


Par
Coliane__, le 19/12/2009 à 21h39
En arriver à l'hospitalisation, c'est être descendu vraiment bas, et quand un médecin annonce l'hospitalisation, c'est je crois la dernière solution avec la sonde..
Et oui la méthode est efficace, sinon elle n'existerait plus.
Courage si tu doit te faire hospitaliser !
__________
Coco__

Par
Anorchidea, le 23/12/2009 à 22h04
J'ai été plusieurs fois hospitalisée à cause de l'anorexie; mais une seule expérience dans un centre "spécialisé". Comme le dit JessiK, chaque centre possède ses propres méthodes et aucune hospi ne se ressemble. Personnellement, on pouvait soit prendre ses repas en groupe, soit dans sa chambre, sans surveillance. Les toilettes n'étaient pas fermées non plus, la seule contrainte était le contrôle régulier du poids, et comme c'était basé sur la volonté et la confiance, si on continuait à perdre malgré tout (ce qui fut mon cas), l'hospi prenait fin. J'ai été frustrée de me faire virer, mais en y réflechissant bien, je n'étais pas vraiment prête à guérir pour de bon et prendre sur moi lors des repas. Le plus dur étant de cohabiter avec d'autres anorexiques toutes plus maigres les unes que les autres et de ne pas céder à la concurrence malsaine....ce que j'ai fait. Au final on m'a dit que l'hospi m'était néfaste et qu'elle devait prendre fin. Je suis rentrée chez moi dépitée et encore plus découragée qu'avant, et ce n'est qu'après que j'ai compris tout ce que j'ai entendu de la part des psys,des médecins et des dietéticiennes. Aujourd'hui, lorsque je me sens trop en danger, je me réfugie en centre psychiatrique où je suis mélangée avec d'autres pathologies et non pas qu'avec des anos, et où les infirmiers me contraignent à manger, même si ça doit durer des heures. Evidemment ce ne sont pas des bourreaux et ils savent ce qu'ils font (ils ne me forceront pas à bouffer une assiette de frites, sont pas débiles). Mais l'accompagnement est plus encadré et j'imagine que c'est ce qu'il me faut, étant donné que j'attends toujours d'être en danger pour me soigner, et que j'ai besoin d'une certaine pression pour me forcer à survivre.
Je pense que chaque anorexie est unique, et que les méthodes peuvent convenir ou non à chacune. Et surtout, il faut bien être sûre de ce que l'on veut, des concessions que l'on est prête à faire, de la volonté et du but de l'hospi. Si cela part de toi même, c'est un énorme pas, et je trouve ça très prometteur.
La sonde n'est pour moi pas la solution idéale, personnellement on me l'a déja proposé et j'ai toujours refusé, mais j'admets que pour certaines ce soit la solution....
Courage, et continue vers ce chemin positif!
__________
La pâleur montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme.